«Mon favori, c'est l'Allemagne», assène d'emblée Michel Pont. Pour le sélectionneur national adjoint, l'équipe de Joachim Löw reste l'équipe à battre (lire en page 12). «Mesut Özil pourrait bien être la révélation du tournoi. Son pied gauche est magique. Il est un pion essentiel dans la réussite de son club, le Real Madrid.» Petit bémol, «il faudra voir comment les nombreux internationaux du Bayern de Munich auront récupéré de la gifle reçue en finale de la Champions League contre Chelsea.»
«La star de l'équipe de France, c'est indiscutablement le sélectionneur Laurent Blanc», poursuit Michel Pont. «C'est l'homme-orchestre. L'équipe de France a battu l'Allemagne en match amical, ce qui est de très bon augure. Les Bleus doivent aussi se faire pardonner leur honteuse Coupe du Monde en 2010. Avec des attaquants comme Benzema, Ribéry, Nasri ou Ménez, Blanc peut compter sur un effectif offensif exceptionnel. Il ne lui reste plus qu'à réussir l'amalgame.»Dans le même groupe, l'homme fort des Anglais pourrait bien être aussi le sélectionneur. «On connaît bien Roy Hodgson en Suisse, il a été sélectionneur national. Ses atouts sont la rigidité tactique et une capacité à créer un collectif où les stars se mettent au service du groupe. Je ne vois pas les Anglais aller au bout mais il faudra se méfier d'eux.»
«La Roja peut compter sur le duo Xavi-Iniesta pour viser un triplé historique. Ces deux champions flamboyants nous ont fait rêver en Coupe du Monde et avec le Barça. Ils faut voir comment ils auront peaufiné leur préparation et géré la décompression qui a suivi la perte du titre en championnat d'Espagne et leur élimination en demi-finale de la Champions League», analyse Michel Pont qui passe en revue pêle-mêle les autres icônes du tournoi. En commençant par la star portugaise Cristiano Ronaldo. «Il fait partie des trois meilleurs joueurs du monde. Et il est en course pour gagner son deuxième Ballon d'or. Reste qu'il n'a jamais rien gagné avec l'équipe nationale. Peut-être parce que les autres joueurs n'arrivent pas à se mettre à son niveau sur une aussi longue compétition.»
Et qu'en est-il des «fuoriclasse» de la Squadra Azzurra? «L'équipe d'Italie est la grande inconnue de la compétition. J'ai de la peine à la situer, analyse Michel Pont. Même si elle n'est jamais aussi dangereuse qu'en période de crise, il lui manque un grand attaquant. Mais, les Azzurri peuvent compter sur Pirlo, leur pièce maîtresse dont la longévité, l'efficacité et la régularité sont remarquables.»Côté Pays-Bas, Michel Pont met en avant le puncheur batave Robin Van Persie. «Il a porté à bout de bras son club d'Arsenal toute cette saison. Avec lui et Robben, les Pays-Bas font partie des favoris», ponctue-t-il. Avant d'avouer: «Cette année, j'ai un peu de mal à me mettre dans le bain. Depuis que je suis sélectionneur adjoint, en 2001, c'est la première fois que la Suisse ne s'est pas qualifiée pour une compétition majeure», regrette-t-il. «Mais la base de la nouvelle équipe est là. On peut lui faire confiance pour bien réussir l'avenir», conclut-il avec enthousiasme.
«Mon favori, c'est l'Allemagne»
MICHEL PONT, sélectionneur national adjoint
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