Elle gère une station-service depuis 25 ans et, à l'aube de sa retraite, elle se retrouve quasi sur la paille (lire en page 3). Pourquoi? Parce qu'elle fait partie de ces victimes de casses et autres brigandages à répétition qui se sont multipliés à Genève. Dépouillée par des malfrats à cadence trop régulière, elle se retrouve même abandonnée par son assureur. Trop cambriolée, trop braquée. Du coup, on résilie le contrat. Comme quoi un malheur n'arrive jamais seul. Il est vrai qu'aujourd'hui, la sécurité part à vau-l'eau. Manque de moyens pour multiplier les rondes, manque de douaniers, les commerçants ne font plus confiance aux forces de l'ordre. Et pour cause, elles ne sont pas là! Ainsi, nous vivons une ère où les citoyens se sentent obligés de se barricader et de payer de leur poche des installations sophistiquées pour se protéger. Transformer sa maison, son commerce en une forteresse, c'est désormais le prix à payer. Ce qui est inacceptableLe nouveau chef de la sécurité est d'ailleurs attendu au tournant. Pierre Maudet qui annonce déjà un plan sécuritaire pour la fin de l'été, cédera-t-il aux effets de manche le 30 août? Ce jour-là, toute la maison poulaga est convoquée à l'Arena. Le show Maudet dans cette arène des grands spectacles vise à exposer à ses troupes, sa stratégie pour rassurer la population d'ici à octobre. Sans cela, le risque est grand que celle-ci transforme Genève en un canton fortifié.
RÉAGISSEZ!
Un canton fortifié avec le
Un canton fortifié avec le risque très réel de réactions légitimes d'auto-défense face à ce qu'il faut bien nommer l'incurie générale. Un des tout premiers devoirs d'un Etat qui se prétend moderne est d'assurer paix et tranquillité à ses citoyens, mais Genève est devenu un fromage gras dans lequel tapent tous les cooptés politiques qui perpétuent le clientélisme* - à gauche comme à droite - au lieu d'exercer ce qui devrait être leur devoir et leur honneur: le service public.
* ici, on peut se faire élire avec quelques centaines de voix de différence. L'absentéisme électoral aidant, il suffit de savoir distribuer postes et subventions aux petits chefs des lobbies locaux pour être reconduit sans trop de problème. Après, on joue aux chaises musicales. Le citoyen écœuré n'accorde plus sa confiance et je le comprends. (Quand moins de 50% des inscrits votent, de qui est-on représentatif une fois élu ?)
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